Le site de généalogie de Catherine et Michel Meste



Les ancêtres malouins de Catherine



        Nous sommes le 31 mars 1535 à l’abbaye Saint Jean de Saint-Malo, qui est le lieu de réunion de la communauté de la ville.

            Un an avant, le navigateur et explorateur malouin Jacques CARTIER, corsaire malouin a reçu mission de François 1er de réaliser un premier voyage d’exploration en Amérique du Nord, afin de découvrir de nouvelles terres, de trouver un passage vers l’Asie et ramener des richesses. Malgré des résultats limités sur ces deux derniers points, on lui demande deux mois après la fin de ce voyage, en octobre 1534, de faire une nouvelle tentative.

            Il va donc prolonger cette mission dans quelques semaines par une « seconde navigation faicte par le commandement et voulloir du très chretien roy » en Nouvelle-France, plus importante que la première, qui le conduira à remonter le Saint-Laurent et à fonder Montréal et Québec.

Jacques CartierPour ce deuxième voyage, il a chargé un compagnon, Jehan POULET, de faire enregistrer le rôle de l’équipage de 110 hommes qui devra à partir du 19 mai 1535 accompagner l’illustre navigateur, à bord de trois vaisseaux : la Grande Hermine (qui sera commandée par Jacques CARTIER), la Petite Hermine (capitaine : Guillaume LE BRETON BASTILLE) et l’Émérillon (capitaine : Macé JALLOBERT). Ce rôle va être enregistré par Jehan LEVEILLÉ, registraire de l’abbaye de Saint Jean.

            Un groupe de bourgeois de Saint Malo est présent ce 31 mars, dans lequel on retrouve plusieurs ancêtres ou lointains cousins de Catherine, ainsi que des personnes qui pourraient leur être liées (de cujus : Catherine). Il s’agit de :

Jehan GROUT cadet, né vers 1500 à St Malo, époux de Jehanne BRUSLE.

Jehan GROUT aîné, sieur de Bouaizouze, né vers 1492 à St Malo, frère du précédent, époux de Perrine CHENU.

Guillaume GROUT, époux de Jeanne POREE, père des précédents.

Jehan BOULAIN BELESTRE. Il pourrait s’agir du SOSA 130684, fils de Bernard BOULAIN (Sieur de La Gastinais, SOSA 261368) et de Perrine MAINGARD, marié vers 1512 (St Malo) à Jacquette LEFILLEURS   (2).

Georges BOULAIN : il pourrait s’agir d’un autre fils de Bernard BOULAIN et de Perrine MAINGARD. Né vers 1498, marié à Perrine DUBORT, il serait donc, comme Jehan, frère des  Thomas et Laurens BOULAIN qui feront partie de l’équipage (voir ci-dessous).

Pierre COLIN, époux de Guillemette CHOUESMET et père de Perrine COLIN, cette dernière épouse de Jacques BOULAIN de BELESTRE et mère de Thomasse BOULAIN .

Thomas MAINGARD, sieur de Belestre, marié une première fois (avant 1518) à Gefflotte MENIER (1), puis vers 1530 à Marie CHENU (1) (2).

La Grande HermineGuillaume MAINGARD. Lors du baptême de Jacques Cartier, le 31 décembre 1494 à St Malo, un Guillaume MAINGARD est son principal compère. Il est probable que ce dernier ait assisté ce jour-là à cette assemblée.

Il pourrait s’agir aussi, d’après (2) d’un Guillaume, fils de Josset, époux de Perrine LEBRETON.

Robin BOULAIN « seigneur temporel de la Vignette en sainct Coulomb, abbé de la noble confrérie de Monsieur Saint Jean Baptiste » (1) , mari de Louise PESTEL (2), pourrait être, selon les généalogistes, frère ou fils de Bernard BOULAIN, sieur de la Gastinais.

De plus, doivent faire partie de l’équipage :

Thomas BOULAIN, fils de Bernard BOULAIN (SOSA 261368) et de Perrine MAINGARD. Il épousa vers 1517 Jehanne CHENU. (1)

Laurens BOULAIN, sans doute autre fils de Bernard BOULAIN, et donc frère de Thomas, Jehan et Georges.

Jacques MAINGARD, maître de la Petite Hermine. Il s’agit du fils de Alain Maingard et de Colette Desgranges (belle-sœur de Jacques Cartier et de Mace Jallobert), né le 22 décembre 1498 à St Malo, marié à Gilette Eberard. Jacques Cartier fut le parrain d’un de ses enfants (1)

Pierre MAINGARD. Il pourrait s’agir d’un fils de Robin Maingard (petit prevot de la confrérie de Saint Jean) et Olive Boulain, marié à Guillemette Picquelier (2) (3).

 

 Epilogue

Lorsque Catherine était au collège, elle a reçu comme récompense de son travail une vie de Jacques Cartier, dans une collection enfantine.

Ce livre fut à l'origine de nombreuses rêveries, nourries aussi par la lecture de Jack London.  Plus tard, nous avons même pensé partir temporairement au  Canada. Tout cela sans imaginer que des ancêtres auraient pu participer à sa découverte cinq siècles auparavant.

 

(1)   Jacques Cartier, documents nouveaux. Joüon Des Longrais. Paris, 1888.

(2)   Anciens registres paroissiaux de Bretagne (Baptêmes – mariages-sépultures), par l’Abbé Paul Paris-Jallobert. Ille-et-Vilaine, tome VII.

(3)   Jacques Cartier. Recherches sur sa personne et sur sa famille. Revue de Bretagne et de Vendée, 1884 (58).



Auteur : Catherine Meste-Nerzic.      Pages réalisées avec Kompozer.