Quelques
exemples de signatures
Ci
dessous, Catherine
MESTE porte le SOSA n° 1
Il est
amusant de
retrouver les signatures de sa famille. Elles dépendent du niveau
d'instruction, et sont en relation avec la profession exercée.
Par
exemple, chez
les DELOUSTAL :
-
En
1701, dans le Quercorb, à Puivert, deux
agriculteurs, Etienne de Loustal et Pierre Bennes
apposent leurs marques à la fin d'un acte de mariage :
- Un siècle
plus tard, dans le Quercorb, Pierre DELOUSTAL (SOSA 48), ses frères
Mathieu I, Mathieu II et Raymond sont peigneurs
de draps à Chalabre
et
ne savent pas signer. Par contre leur frère Maurice est tailleur
d'habits. Il sait signer. Un fils de Pierre DELOUSTAL, Maurice,
deviendra lui aussi tailleur d'habits et signera le jour de son mariage
en 1830 :
- Il est
amusant de constater que par la suite, la signature des DELOUSTAL
changera peu. Ci-dessous, en 1870, Jules DELOUSTAL (SOSA 12), avocat,
puis en 1908, Eugène DELOUSTAL (SOSA 6), géomètre :
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Signature Eugène Deloustal |
L'intérêt
des signatures est de permettre de reconnaître
des individus portant le même prénom. C'est le cas pour les Laurent
ROBERT à
Dinan :
D'abord une
belle signature en 1584, à Dinan,
de Guillaume
ROBERT (SOSA 3840) à la naissance de son fils Nicolas (SOSA 1920) :

Ensuite, une
série de signatures de Laurent, du grand-père
au petit-fils, au XVIIIème siècle.
- On trouve
une signature maladroite en 1718 ; ce ne peut être que la signature de
l'aïeul Laurent ROBERT (SOSA 480) à la naissance de son petit-fils
Laurent (SOSA 120) :

- En 1732, on
trouve les signatures de Laurent ROBERT et de Jean ROBERT (SOSA 240)
lors du décès de leur père Laurent.
- En 1747,
apparaît la signature de Laurent (SOSA 120), fils de Jean, le jour de
son premier mariage avec Jeanne GOUAZIN :
- En 1753,
les deux Laurent (l'oncle et le neveu) signent l'acte de décès de
Laurent ROBERT, 4 ans, fils de Laurent (SOSA 120) :
- En 1775, à
57 ans, Laurent ROBERT (SOSA 120), veuf de Jeanne GOUAZIN, se remarie
avec Laurence LEVAVASSEUR et signe à côté de sa jeune épouse :
Il mourra peu
après, laissant un fils François Marie (SOSA
60). On ne retrouvera plus de Laurent ROBERT au XIXème siècle, mais une
suite
de Paul ROBERT.