Le site de généalogie de Catherine et Michel Meste


Les Pucelle, de Paris à St-Pardoux-la-Rivière

 

Michel Meste (Sosa 1)

 

 

Dans notre article « Mes ancêtres de Saint-Pardoux-la-Rivière » (https://genealogie.mestenerzic.fr/saint_pardoux.html), nous avons mentionné nos ancêtres Pucelle ayant vécu à St-Pardoux-la-Rivière (Dordogne). Nous nous proposons ici de remonter un peu dans le temps pour compléter la liste de nos ancêtres possédant ce patronyme, en nous attachant en particulier à certains membres de cette famille qui ont marqué leur temps (et l'histoire).

Tout en haut de l’arbre (dans la limite des sources auxquelles nous avons accès (BMS, actes notariés Gallica, nombreux documents accessibles par Geneanet…), nous trouvons le couple :

Guillaume Pucelle et Marie Lefebvre

 Guillaume Pucelle (Sosa 6672) est né vers 1550, et décédé avant 1603 à Paris. On ne connait pas ses parents. Il était procureur en la Cour et Parlement de Paris. Marie Lefebvre (Sosa 6673) était la fille de Raoul Lefebvre, commissaire et examinateur au Châtelet de Paris. On pourra trouver dans l’arbre Geneanet de Vincent Lamothe des références intéressantes sur Guillaume.

Le Parlement de Paris était la plus importante cour souveraine de justice du royaume de France sous l'Ancien Régime. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un parlement au sens législatif moderne, il exerçait une influence majeure sur l'administration de la justice et les rapports entre la monarchie et les institutions du royaume.

En 1600, le Châtelet de Paris était l'un des principaux tribunaux royaux de la capitale. Il exerçait la justice au nom du roi pour Paris et sa banlieue. C'était à la fois une institution judiciaire, un lieu où travaillaient de nombreux professionnels du droit et une prison royale.

Mentionnons que Guillaume a eu une sœur Marguerite, qui s’est mariée deux fois.

Ce couple a eu deux enfants :

7 décembre 1603
Mariage de Guillaume PUCELLE, procureur en la cour de Parlement, demeurant rue Saint-Denis, paroisse Saint-Eustache, assisté de Marie LEFEVRE veuve de Guillaume PUCELLE, procureur en lad. Cour, et de Suzanne TALON, fille mineure de défunts Jean TALON, procureur en Parlement, et Claude VIGNON, demeurant en la maison de Pierre de LESSAU, avocat en Parlement et de Denise SARDE, sa femme, soeur utérine de lad. Suzanne TALON, rue Percée, paroisse Saint-Séverin, assistée d'Omer TALON, avocat en la cour de Parlement, ancien échevin de Paris et maître des requêtes ordinaire de la Reine Marguerite, demeurant rue de la Harpe, Nicolas TALON, Jean TALON, ses frères et de Marie TALON, femme de Simon TUBEUF, sa sœur, Simon TALON cousin paternel. [arbre de henrene sur Geneanet]

·       

Guillaume Pucelle et Suzanne Talon ont eu quatre enfants : Jacques et Claude, que nous retrouverons ci-dessous, ainsi que Gabrielle et Geneviève.

Nous allons nous intéresser ici aux deux fils de Guillaume et Suzanne : Jacques et Claude, ainsi qu’à leurs enfants.

Arbre des Pucelle

I)        Jacques Pucelle (Sosa 1668, 11ème génération)

Jacques Pucelle, premier fils de Guillaume Pucelle et Suzanne Talon, né vers 1615, qui décèdera le 10 avril 1678 à St-Pardoux-la-Rivière, fut régent de 1652 à 1656.

Sous l'Ancien Régime, les « régents » sont les professeurs qui enseignent dans un collège. Ils sont choisis par le chef d'établissement, le « principal », qui exerce sur eux son autorité et éventuellement les destitue.

 Après cet épisode, il fut procureur pour le seigneur de Bourdeilles de 1665 à 1678 (voir ci-dessous). Il s’est marié vers 1651 avec Jeanne Dubouix, née à St Pardoux. Un contrat de mariage a eu lieu le 9.2.1651 à St-Pardoux-la-Rivière.

Le seigneur de Bourdeilles dont il est question ci-dessus est François Sicaire de Bourdeilles, fils de Henri de Bourdeilles (chevalier, marquis dudit lieu, capitaine, sénéchal et gouverneur pour le Roi en Périgord, demeurant à Paris, rue de la Marche, marais du Temple) et Madeleine de la Châtre.

On trouve dans Gallica : François Sicaire, marquis de Bourdeilles et d’Archiac, fut conseiller du Roi, d’Etat et Privé, capitaine de 50 hommes d’armes de ses ordonnances, et le premier qui, sous la minorité de Louis XIV, leva en son nom 4 régiments de cavalerie et 2 d’infanterie, fut fait Lieutenant-Général de l’armée de Guyenne en 1630, Sénéchal du Périgord le 6 avril 1641, Gouverneur le 10 du même mois, Conseiller d’Etat le 21 mai 1641, et mourut à Paris le 8 mai 1678.

 

Son frère, Claude de Bourdeilles, comte de Montresor (voir l’article sur Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_de_Bourdeille), était le second favori de Gaston d'Orléans (le jeune frère du roi Louis XIII) en 1635. Avec Gaston d'Orléans et le comte de Soissons, Claude prépara l'assassinat raté de Richelieu au camp d'Amiens en 1636, événement appelé la « conspiration d’Amiens ». C’étaient les gardes du Cardinal qui étaient chargés de sa sécurité, les mousquetaires du Roi n’étaient pas loin, mais n’ont pas pris part à la cabale de la cour. Où était à ce moment-là d’Artagnan ?

Les gardes du Cardinal Richelieu

Jeanne Dubouix, née le 1er décembre 1620 à St Pardoux, était la fille de Léonard Dubouix et de Marion Frouard.

Jacques Pucelle et Jeanne Dubouix auront 9 enfants (nés à St Pardoux), dont notre ancêtre (Sosa 814) : Jean Pucelle (dit Larit), qui épousera Thonie Villechabrolle.

Un autre de leurs enfants, Léonard (appelé aussi Guillaume...) sera aussi, comme son père, procureur pour le même seigneur de Bourdeilles, de 1688 à 1706.

 


II)     Claude Pucelle

Deuxième fils de Guillaume Pucelle et Jeanne Talon, Claude Pucelle a été avocat au Parlement de Paris, puis intendant de Grenoble. Il s’est marié avec Françoise de Catinat en janvier 1652. Il mourra le 9 mai 1660.

Sous l'Ancien Régime, les intendants étaient les personnages centraux de l'administration royale dans les généralités. Leur rôle s'apparente à celui des actuels préfets, dans une moindre mesure. Ils étaient chargés de superviser l'administration de la justice, de la police et des finances dans les provinces [Wikipedia].

Françoise de Catinat était fille de Pierre de Catinat, mort doyen du Parlement, et sœur de Nicolas de Catinat de la Fauconnerie, élevé à la dignité de maréchal de France en 1693, après avoir pris part aux principaux conflits impliquant la France sous le règne de Louis XIV ( guerre de Hollande, guerre de la Ligue d'Augsbourg et guerre de Succession d'Espagne).

Nous allons ci-dessous nous intéresser d’abord à Claude, mais aussi à trois de ses fils : René Pucelle, Pierre Pucelle et Omer Pucelle.

 

II.1 L’avocat Claude Pucelle

 Parmi les nombreux procès qui permirent à Claude Pucelle d’exercer son métier d’avocat, un épisode particulier a eu un certain retentissement : celui que l’on appellera le

« grand procès des chirurgiens »,

dont on va donner ci-dessous les principaux éléments.

Il s’agit du « grand procès des médecins et des chirurgiens » de 1660, à Paris. C’est un épisode particulièrement intéressant car il ne porte pas seulement sur la pratique médicale : il touche à la hiérarchie des savoirs, au statut social des chirurgiens et au contrôle des professions de santé sous Louis XIV. 

Le contexte : trois professions en concurrence

À Paris, plusieurs corps se disputent le droit de soigner :

o    la Faculté de médecine de Paris, prestigieuse et ancienne, qui revendique la supériorité du savoir théorique et scientifique ;

o    les chirurgiens, notamment les chirurgiens dits « de robe longue », organisés autour du collège de Saint-Côme ;

o    les barbiers-chirurgiens, qui pratiquent à la fois la barberie et certaines opérations chirurgicales.

Ces groupes ont des statuts, des privilèges et des juridictions différentes. Les conflits ne sont donc pas seulement médicaux : ils sont aussi corporatistes et économiques. 

La barbier-chirurgien Ambroise Paré

Ci-dessus, le barbier-chirurgien Ambroise Paré, en pleine intervention.

Pourquoi le procès éclate-t-il ?

Les chirurgiens cherchent progressivement à s'émanciper de la tutelle des médecins et à faire reconnaître la chirurgie comme une profession savante à part entière.

C'est là que la Faculté de médecine s'oppose violemment à eux. L'enjeu est notamment de savoir si les chirurgiens peuvent se présenter comme un corps ou une communauté savante, organiser leur enseignement et exercer une autorité propre.

Le conflit aboutit devant le Parlement de Paris. Le 7 février 1660 : médecins, chirurgiens et barbiers sont effectivement devant la Cour. 

Et le verdict ?

C'est une défaite importante pour les chirurgiens.

La Faculté obtient que les chirurgiens soient ramenés à un statut inférieur. L'argumentation de son avocat, Maître Chenvot, est particulièrement révélatrice de la mentalité de l'époque : aux médecins la « science », aux chirurgiens l'« art » et la pratique. Autrement dit, le médecin pense et commande ; le chirurgien exécute. 

Le médecin Michel Marescot, ancien premier médecin d'Henri IV et ancien doyen de la Faculté, est intervenu très vigoureusement en faveur des médecins.

è L’avocat Claude Pucelle soutiendra, lui, les intérêts des chirurgiens, sans grand succès, mais avec lucidité : 

Dans une lettre à André Falconet, Guy Patin, médecin et épistolier, écrira : ce 9e de janvier 1660 au matin, nos avocats ont continué de plaider contre nos chirurgiens barbiers. […] D’aujourd’hui en huit jours, Pucelle parlera pour les chirurgiens barbiers.  Il a dit à quelques-uns de ces chirurgiens qu’ils perdraient leur procès.

 

II.2 Pierre Pucelle

On peut trouver dans « Le Bulletin de l’Académie Delphinale, 1879 » (et Geneanet) ce raccourci sur Pierre :

Pierre Pucelle, chevalier, conseiller du roi en ses conseils d'état et privé, était fils de Claude Pucelle, célèbre avocat au Parlement de Paris, et de Françoise de Catinat. Il fut d'abord conseiller au Parlement de Paris et fut nommé premier président au Parlement de Grenoble, par lettres du 11 décembre 1692 ; il mourut le 22 mars 1694. Il avait épousé Anne Roujault.

Anne Roujault était la fille de Claude Frogier et d’Etienne Roujault (né en 1619), auditeur en la Chambre des Comptes de Paris, lui-même fils d’autre Etienne Roujault (né en 1577), conseiller secrétaire du Roi, maison, couronne de France et de ses finances, fermier général.

 

Voici ce qu'on lit dans un fort curieux Mémoire manuscrit, relatif au droit du premier président de commander en Dauphiné, en l'absence de lieutenant du gouverneur : Louis XIV créa quatre lieutenants du roi pour la province, divisée en quatre départements. Ces Messieurs, en vertu de leur brevet, prétendirent en avoir le commandement au préjudice du chef du Parlement attendu disaient-ils qu'ils tenaient la place, suivant leur commission, du gouverneur et du lieutenant général de la province. Leur prétention forma une instance au Conseil avec le Parlement et ils furent déboutés de leurs demandes. En conséquence, M. Pucelle et des successivement premiers présidents, commandèrent dans la province. C'est ce qui explique le titre de commandant en Dauphiné que prend Pierre Pucelle.

 
Pierre Pucelle, comme premier président au Parlement de Grenoble et commandant en Dauphiné, a eu droit à un « jeton du Dauphiné » (ci-dessous) ainsi décrit :

Ecusson accolé de Pucelle et de Rougeaud ( ?) dans un cartouche orné, surmonté d’une couronne de marquis et soutenu de deux lions ; le tout posé sur un manteau doublé de gueules et d’hermine, surmonté du mortier du mortier de premier président.

Il est marqué « Pucelle Premier Président et commandant en Dauphiné ».

Au XVIIᵉ siècle, l’expression « jetons du Dauphiné » désigne une catégorie de petits objets métalliques frappés, généralement en cuivre, laiton ou argent, qui ne sont pas des monnaies à proprement parler. Il est question ici de jetons particuliers qui portent le portrait ou les armoiries d’un personnage important (magistrat, noble...).

Les jetons de Pucelle

 

II.3 René Pucelle, dit « l’abbé Pucelle »

Second fils de Claude Pucelle, René Pucelle est né le 1er février 1655 et décédé le 7 janvier 1745 à 89 ans.

Dans le Grand Dictionnaire Historique de Moreri (accessible par Geneanet), on trouve à son propos : 

 
Abbé Pucelle« Mr l’abbé Pucelle, ayant perdu son père dès son bas âge, resta ainsi que ses frères sous la tutelle d’une mère éclairée qui veilla avec soin à son éducation. Il fut mis en pension au collège des Jésuites, y fit ses humanités, et ensuite sa rhétorique sous le célèbre père Charles de la Rue. Sorti de ce collège, il fit sa philosophie puis sa théologie dans l’université. On le destinait dès-lors à l’état ecclésiastique ; mais le gout des armes l’emporta d’abord sur cette première destination. Messieurs de Catinat, ses oncles, dont l’un fut depuis maréchal de France, étaient dès-lors très avancés dans le service. René Pucelle voulut tenter la même voie : il fit quelques campagnes en qualité de volontaire, sous les yeux de ses oncles. Les voyages occupèrent ensuite quelques années de sa vie. De retour à Paris, il fit ses études de droit, passa quelque temps dans le séminaire des Bons-Enfants. Il entra ensuite dans le parlement en qualité de conseiller-clerc le 10 avril 1684.[…] Après la mort de Louis XIV en 1715, le duc d’Orléans, régent du royaume, composa un conseil de conscience et y fit entrer l’abbé. Il mourra le7 janvier 1745 avec une grande réputation, âgé de 89 ans. »

Notons aussi qu’il s’est retiré à l'abbaye Saint-Léonard de Corbigny en 1732, où il était abbé dès 1694. Dans son Dictionnaire historique, Moréri juge que « ses mœurs étaient pures et douces. Sa sagesse toujours constante n’avait point cet air d’autorité… » 

DANS « Louis XV et la société du XVIIIe siècle Paris, I, 1842 », l’historien Jean-Baptiste-Honoré-Raymond Capefigue nous dépeint ainsi le truculent abbé :

« Qui ne connaissait l'abbé Pucelle parmi les bourgeois de la rue de la Harpe près de Saint Severin ? René Pucelle abbé de Corbigny, conseiller clerc au parlement de Paris, neveu par les femmes du maréchal de Catinat, avait gardé comme une tradition les habitudes inquiètes, l'esprit frondeur du maréchal, l'idole des parlementaires et des bourgeois. Fort instruit dans les études ecclésiastiques, l'abbé Pucelle avait quelquefois servi le roi pour l'enregistrement des édits mais avec des exigences de corps et d'opinions souvent fort importunes dans les questions ecclésiastiques, il dominait le pouvoir et, en toute hypothèse, c'était un homme fort incommode, toujours disposé aux censures, aux médisances, véritables calamités pour les gouvernements. Ces ralliés qui restent boudeurs sont des auxiliaires fort importuns mieux vaut les avoir pour ennemis déclarés. »



 

 Note de Voltaire concernant l’abbé Pucelle

« L’abbé Pucelle, célèbre conseiller au parlement. L’abbé Pucelle était neveu de M. de Catinat. Sa mère accordait à son frère aîné une préférence que les premières années de la jeunesse du cadet semblaient excuser, et qui cependant était la seule cause de ses erreurs, dans un homme qui était né avec un caractère très ferme et une âme ardente. Elle le déshérita ; il n’avait encore aucun état quoiqu’il eût été tonsuré dans son enfance. Son frère vint le trouver quelques jours après, lui remit la fortune dont sa mère l’avait privé, et lui annonça en même temps qu’il avait acheté pour lui une charge de conseiller-clerc au parlement de Paris, et obtenu sa nomination à une abbaye, en ajoutant qu’il ne lui demandait d’autres preuves de reconnaissance que d’oublier l’injustice de sa mère. Le frère de l’abbé Pucelle mourut, peu de temps après, premier président du parlement de Grenoble. Le conseiller au parlement de Paris se fit une grande réputation par son intégrité, par le courage avec lequel il défendait la liberté des citoyens entre les prétendus de la cour de Rome et du clergé. Comme le jansénisme était alors le prétexte de ses entreprises, les Parisiens le prirent pour un janséniste : mais sa véritable religion était l’amour des lois et la haine de la tyrannie sacerdotale ; il n’en eut jamais d’autre. »


II.4 Omer Pucelle d’Orgemont

 Né vers 1656 de Claude Pucelle et Françoise Catinat, décédé en 1731, Omer Pucelle était marié avec Marie Dominique Talon. Il fut Brigadier et Maréchal des Camps et armées du Roi, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis (voir ci-dessous).

 On trouve dans « l’Histoire de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis » :

 « Omer Pucelle, seigneur d’Orgemont, eut un beau modèle à suivre dans M. de Catinat son oncle. Mais le zèle seul ne suffit pas : il faut des talents ; et c’est la nature qui les donne. M. d’Orgemont ne parvint pas aux suprêmes honneurs de la guerre, mais il se montra digne d’être le neveu de M. de Catinat par la bravoure et l’envie de bien faire. Il fit ses premières armes dans les Mousquetaires [NDLA : en 1673, pendant la guerre de Hollande], avec lesquels il se trouva à la conquête de la Franche-Comté, et à la bataille de Seneffe où il se distingua. Il obtint, deux ans après, une compagnie dans le régiment de Piémont, qu’il commanda aux sièges de Maestricht, de Gand et d’Ypres. M. de Catinat lui procura la majorité de son régiment de Dragons. M. d’Orgemont consacra une année toute entière à le former et à le discipliner : après quoi il le conduisit en Italie, où il fut bien récompensé de ses travaux par la manière dont il le vit manœuvrer et combattre à Staffarde [NDLA : bataille de Staffarde, en Italie, 1690].

Devenu colonel du régiment de Tournaisis, M. d’Orgement le commanda sous les ordres de M. de Catinat, qu’il ne quitta plus tant que ce général commanda les armées. […] Employé en Italie en qualité de Brigadier, il se trouva au combat de Carpy et de Chiary, à la défense de Crémone… où il se fit remarquer par l’intrépidité de son courage. Il servit à cette dernière bataille en qualité de Maréchal de Camp. »

[voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Regiment_de_Tournaisis]

Sous le règne de Louis XIV, le maréchal de camp est un officier supérieur de l'armée royale (entre le colonel et le lieutenant-général). Missions sur le terrain : organisation du campement (il était responsable du choix de l'emplacement du camp, de son tracé et de la disposition ordonnée des régiments pour assurer la sécurité et la discipline ; commandement au combat (en temps de bataille, il secondait le lieutenant-général et commandait une fraction de l'armée) ; inspection et police de l'armée.

 
Dans [Retronews : Mercure de France, du 1.8.1739], on peut lire ces lignes concernant son épouse :

 
« Dame Marie Denise Talon, veuve depuis le 28 février1731 d’Omer Pucelle, seigneur d’Orgemont, de Darsy, Maréchal de camp des armées du Roi, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, qu’elle avait épousé le 25 juin1707, avec dispense de Rome, à cause de la consanguinité du 3° au 4° degré qui était entre eux, mourut à Paris à l’âge de 65 ans accomplis, étant née au mois de juillet 1674. Elle était fille de Jean Omer Talon, trésorier de France à Poitiers, mort le 24 mars 1680 à l’âge de 35 ans, et de marguerite de Lestandart de Gruchy, sa femme, qui se remariera en 1697 avec Jean François de Crequy, marquis de Wicquenghen. La dite d’Orgement laisse une fille unique, mariée en 1730 avec Mr de Galiffet. »




--> Nous ignorons quand notre ancêtre Jacques Pucelle a quitté Paris pour aller en Dordogne, à St-Pardoux-la-Rivière. Mais la généalogie est un domaine qui demande patience et longueur de temps...

 

 







Auteur : Michel Meste.      Pages réalisées avec Kompozer.